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Au-delà
de ces conditions matérielles sine qua non, il existe des impératifs
primordiaux, ceux-ci de nature psycho-affective. Est alors pris en
considération, au-delà du bien-être matériel de l'enfant, son bien-être
physique et psychique.
A
partir de mes observations, j'ai identifié trois catégories d'impératifs.
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1) L'enfant aime ses deux parents, c'est-à-dire qu'il se sent bien tant avec l'un qu'avec l'autre. Il
n'y en a pas un qu'il adore alors qu'il déteste l'autre parce qu'il en a
peur, parce qu'il n'a pas confiance en lui, parce qu'il n'est pas du tout
rassuré en sa présence, parce qu'il le connaît violent et agressif.
2) Les deux parents restent personnes aimantes et responsables, attentifs aux besoins, désirs, aspirations de
leur progéniture. Ils ne s'étripent pas à tout moment au sujet des enfants,
de leur éducation, de leurs sorties, de leurs activités extra-scolaires, de
leur façon similaire ou non de les élever que ce soit des questions
d'habitudes vestimentaires, de garder les cheveux longs ou courts ou de se
tenir à table et en société.
En un mot, ils savent demeurer plutôt consensuels au
sujet du présent et de l'avenir de leur progéniture; ce n'est pas la
"guerre" à tout instant sur ces sujets.
Ceci
implique qu'Ils savent donc, dans leur retenue émotionnelle quand il s'agit
de leur progéniture et, donné leur sens des responsabilités, ne pas
utiliser l'enfant comme moyen de pression, comme messager de mauvais augure
et factotum ou comme arme de guerre soit en prenant le malheureux petit
comme otage, soit en l'utilisant comme bras armé, prolongement du
parent-agresseur, l'enfant devenant alors dans chaque cas une victime entre
les mains des adultes.
En un mot, les parents séparés n'instrumentalisent pas
leurs enfants à leur propre profit pour se venger de l'autre parent;
ce qui nous amène au facteur
troisième.
3) L'enfant, les enfants, n'ont pas souffert de sévices physiques, sexuels et, ou psychologiques avec
l'un des parents. Ils n'ont subi ni vindicte, ni méchanceté perverse, ni
agressivité, ni violence, ni aucun type de mauvais traitements, ni
indifférence prolongée. Quand ils font partie d'une fratrie de deux ou
trois, il n'ya pas eu favoritisme outrancier pour l'un d'entre eux par rapport
aux autres de la part de l'un des parents.
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Si les conditions matérielles sine qua non
et les impératifs psycho-affectifs, amour réciproque entre l'enfant
et ses parents, ceux-ci personnes aimantes et responsables, ne sont pas
réunis, la garde alternée est inadaptée. Les séances au tribunal, les
consultations auprès des avocats et des professionnels de la santé risquent
fort d'être nombreuses.
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